Anna Netrebko, soprano
Elena Bashkirova, piano
Anna Netrebko
03 mai 20h00
La diva que l’on ne présente plus prouve au public de la Salle Gaveau qu’elle lui réserve encore de nombreuses surprises.
Véritable matriochka de l’opéra
Qui dit Anna Netrebko pour le grand public, dit souvent « spectaculaire », « sublime », « extravagant ». La « colorature » est une habituée des interprétations grandiloquentes (Rosina, Lucia…). Mais en 2010, après un concert à Baden-baden, elle enregistre une version du Stabat Mater en duo avec Marianna Pizzolato, sous la direction d’Antonio Pappano. Hommage audacieux à Pergolèse, si souvent délaissé des programmations qui montre à travers une sélection plus modeste, un travail des deux partenaires plus sobre, une osmose sans fioriture et d’autant plus touchante. La voix d’Anna se teinte d’une rondeur et d’une chaleur nouvelle, d’une humilité et une maturité que d’aucun diront gagnées à la suite de sa maternité. Quoi qu’il en soit, de l’éternelle jeune fille ayant du mal à abandonner le rôle de Juliette (qu’elle joua encore en 2010) à cette nouvelle dimension vocale et scénique, Anna se révèle en artiste caméléon, nous laissant avides de ses prochaines performances.
La vraie vie d’Anna Netrebko
Il ne s’agit pas là d’abandonner la puissance et la rigueur que celle-ci nécessite. Netrebko a révelé il y a quelques temps à Opera News sa partialité pour les voix amples et généreuses qui ne font aucun compromis au profit d’effets superficiels. C’est dans cette optique que la soprano rend hommage à ce grand pays du froid qui l’a vue naître. Un défi qui aura pour but de livrer au public, non pas la diva des médias, mais la femme proche de ses racines. Celle qui aura dû se battre pour faire accepter sa double nationalité autrichienne à sa mère patrie prouve également qu’une femme peut être fidèle tout en ayant plusieurs amours.
Véritable matriochka de l’opéra
Qui dit Anna Netrebko pour le grand public, dit souvent « spectaculaire », « sublime », « extravagant ». La « colorature » est une habituée des interprétations grandiloquentes (Rosina, Lucia…). Mais en 2010, après un concert à Baden-baden, elle enregistre une version du Stabat Mater en duo avec Marianna Pizzolato, sous la direction d’Antonio Pappano. Hommage audacieux à Pergolèse, si souvent délaissé des programmations qui montre à travers une sélection plus modeste, un travail des deux partenaires plus sobre, une osmose sans fioriture et d’autant plus touchante. La voix d’Anna se teinte d’une rondeur et d’une chaleur nouvelle, d’une humilité et une maturité que d’aucun diront gagnées à la suite de sa maternité. Quoi qu’il en soit, de l’éternelle jeune fille ayant du mal à abandonner le rôle de Juliette (qu’elle joua encore en 2010) à cette nouvelle dimension vocale et scénique, Anna se révèle en artiste caméléon, nous laissant avides de ses prochaines performances.
La vraie vie d’Anna Netrebko
Il ne s’agit pas là d’abandonner la puissance et la rigueur que celle-ci nécessite. Netrebko a révelé il y a quelques temps à Opera News sa partialité pour les voix amples et généreuses qui ne font aucun compromis au profit d’effets superficiels. C’est dans cette optique que la soprano rend hommage à ce grand pays du froid qui l’a vue naître. Un défi qui aura pour but de livrer au public, non pas la diva des médias, mais la femme proche de ses racines. Celle qui aura dû se battre pour faire accepter sa double nationalité autrichienne à sa mère patrie prouve également qu’une femme peut être fidèle tout en ayant plusieurs amours.
Mélodies Russes
Bio express
1995 : Etude au Conservatoire de Saint-Pétersbourg
1997 : Prix Baltika pour jeunes chanteurs d’Opéra
2005 : Prix d’Etat de Russie, plus haute récompense dans le domaine des Arts et de la Littérature.
2005 : Prix Echo « Cantatrice de l’année »


