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Gaveau Saison 2019 - 2020

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Henri Barda, piano

Troisième récital de Henri Barda que les Concerts de Monsieur Croche organisent à Gaveau, après les concerts de Mars 2017 et Novembre 2018.
Henri Barda

Photo : (c) Jean-Baptiste Millot

« Henri Barda va chercher ses auditeurs très loin, plus loin peut-être qu’eux-mêmes ne l’auraient cru possible. Il n’est pas l’homme des demi-mesures et ne les suscite d’ailleurs pas : on adore ou on déteste mais on ne peut être indifférent à son discours. En ce qui me concerne, j’ai adoré. Et si j’en juge par l’ovation qui a salué la fin de ce récital – et qui nous a valu, très heureusement d’entendre en bis le troisième nocturne de l’op. 9 puis la huitième valse (op. 64 n°3) – je n’ai pas été la seule. » (- Anne Ibos-Augé, à-propos du concert de novembre 2018 http://leventreetloreille.com)

 

 

Henri Barda, né au Caire en 1941, n’est encore qu’un petit enfant lorsque, transcrivant sur le piano familial ce qu’il venait d’écouter, ses parents découvrent ses dons musicaux.

On lui donne un professeur qui n’est rien moins que le grand pianiste polonais Ignace Tiegerman — seul rival que Vladimir Horowitz ait craint, dit-on — venu s’installer sous un meilleur climat pour lutter contre son asthme.

D’abord élève à Vienne de Theodor Leschetizky, c’est avec principalement l’assistant de ce dernier, Ignaz Friedman, qu’il considère comme son mentor, que Tiegerman avait travaillé. Henri Barda, devenu adolescent, connaîtra l’exil à Paris au moment de la nationalisation du canal de Suez et de la guerre qui s’ensuivit. I

A seize ans, il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et y poursuit ses études dans les classes respectivement de piano (il en sortira avec un Premier prix), de musique de chambre (également Premier prix) et de solfège de Joseph Benvenuti, Jean Hubeau et Madeleine Giraudeau, parallèlement à des cours privés de piano avec Lazare-Lévy. Puis, grâce à l’obtention d’une bourse, il part à New York pour étudier durant quatre ans à la Juilliard School où il reçoit l'enseignement de Carlos Buhler, Beveridge Webster et Paul Makanovitsky.

Les moyens pianistiques de Barda sont énormes, son oreille exceptionnelle. Une personnalité audacieuse éclate dans la lecture des œuvres qu’il pousse dans leurs retranchements, osant les violenter parfois jusqu’à la rupture d’oxygène.

Dans une telle poussée agogique, qui va droit au but, où la puissance du jeu ne faiblit que rarement, nul risque pour Henri Barda de tomber dans le sentimentalisme complaisant, les joliesses de nuances ou pianissimi contemplatifs. Ses interprétations, toujours captivantes, ne peuvent laisser personne indifférent.

Pianiste hors norme, Henri Barda l’est aussi par son détachement carriériste qui l’a tenu en dehors des concours et des studios d’enregistrement.

Son parcours l’a mené partout en Europe, aux Etats-Unis en tournée, au Japon où il joue avec l’orchestre symphonique de la NHK ; de même qu’il a reçu en 1978 le Prix international Franz Liszt de Budapest et en 1990 le Prix international Frédéric Chopin de Varsovie pour son enregistrement des trois Sonates de Chopin (Calliope)

Autre étape importante : Jerôme Robbins lui confie l'entrée au répertoire de l'opéra de Paris de l'intégralité de ses ballets sur des œuvres de Chopin. Cette étroite collaboration avec la danse s'est poursuivie pendant plus de dix ans, tant sur la scène du Palais Garnier qu'en tournée internationale.

Henri Barda se consacre depuis longtemps à l’enseignement, d’abord à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne), puis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il fut titulaire d’une classe de piano pendant douze ans, à l'École normale de musique de Paris ou encore lors de ses voyages au Japon.

« Les échanges fructueux avec les élèves me permettent de me remettre continuellement en question ».  Ses activités pédagogiques soulèvent en lui toujours le même enthousiasme, comme lui-même suscite chez tous ceux su’il a enseigné, fidélité et reconnaissance.


 

Programme

  • Johann Sebastian Bach
    Le Clavier bien tempéré (Extraits)

  • Franz Schubert
    Quatre impromptus, D. 899, op. 90
    Quatre impromptus, D. 935, op. posth. 142

  • Alban Berg
    Sonate op. 1

SÉLECTIONNEZ UNE DATE

  • Mercredi 18 mars
    20H30

TARIFS POUR LE

    Le tarif "Jeunes -28 ans" n'est pas proposé à l'achat en ligne. Il est disponible sur justificatif à la caisse de la Salle Gaveau tous les jours ou une heure avant le début des concerts.

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