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Gaveau Saison 2018 - 2019

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MARTIAL SOLAL, piano solo

Le Carré d'Or vous permet d'accéder aux meilleures places disponibles de la 1ère catégorie (à la date de la réservation) et offre en outre une rencontre privilégiée avec l'artiste à l'issue du concert au Caffe Bellucci au Rez-de-chaussée de Gaveau. Un buffet italien préparé par le Café Bellucci et une boisson sont compris dans le prix. 

 

Le récital-événement du grand pianiste de jazz français

 

Entre la Salle Gaveau et Martial Solal il existe déjà une histoire fameuse et c’est donc une sorte de « retour à Gaveau ».

 
Martial Solal a donné en effet Salle Gaveau les 3 mai 1962 et 11 décembre 1963 des concerts restés  fameux, en Trio avec Daniel Humair et Guy Pedersen, sous le titre « Jazz à Gaveau ». Enregistrés et publiés en disques, ces concerts ont été réédités constamment depuis, sous tous les formats, et ils sont aujourd’hui disponibles sur les plateformes de musique en ligne.  
 
Le label JMS Distribué par PIAS fera paraître en novembre 2018 un nouvel album solo de Martial Solal, intitulé « Histoires improvisées ».
 
 
Martial Solal Improvisateur par André Hodeir
 
Les récitals de piano de Martial Solal se distinguent par la spécificité du programme, puisqu’il s’agit de récitals d’improvisation conçus à partir de thèmes de jazz appartenant au répertoire courant – ceux qu’on appelle « standards » - revisités par un maitre de l’expression musicale spontanée.
 
La première constatation, la plus évidente, est la marque personnelle qu’imprime l’artiste à sa production. Aucune erreur d’identification n’est possible : on sait que c’est Solal. Pas seulement Solal jouant de l’Ellington ou du Gershwin – ou, plus exactement, par-dessus Ellington ou Gershwin- mais Solal se jouant lui-même, aussi reconnaissable dans le non-écrit que le serait une page de Chopin ou de Scarlatti.
 
Ensuite il y a le degré de perfection que le virtuose atteint dans cet exercice qu’il s’impose. Une technique instrumentale, qu’admirent plus d’un concertiste « classique », est mise au service d’une discipline intellectuelle rare chez un improvisateur. Les ressources du piano sont inventoriées, l’instrument est exploré de fond en comble.
 
Et puis encore, l’imagination sans cesse à l’affût, l’inventivité. A l’inverse de Thelonius Monk, qui tirait parti de ses insuffisances pianistiques et visait à l’épure par la réduction du matériau, Solal, servi par des doigts infatigables, repousse les limites de la paraphrase, cultive la diversité et introduit la profusion. Sa vitesse de pensée, peu commune (même parmi les grands improvisateurs), lui permet d’élaborer, au fil du discours, tout un peuple de figures inattendues, elles-mêmes génératrices d’autres figures.
 
On pense à ces films d’animation de Norman Mc Laren dans lesquels, nés d’un simple cercle ou rectangle, les objets les plus étranges envahissent l’écran, par un processus d’auto-engendrement, en une prolifération indéfinie. Du thème traité, Solal révèle, ici et là, des aspects cassés, tronqués, dispersés, qu’il donne à voir dans des miroirs brisés, souvenirs des premiers tableaux cubistes. Rien ici n’est gratuit, les plus folles digressions sont fermement contrôlées.
 
Martial Solal apparait à tel point improvisateur, pur créateur de l’instant, qu’il est tout près de réaliser ce type d’ »improvisation composée » auquel rêvaient le Stravinski de Petruchka, le Debussy de Jeux et le Schoenberg des Cinq Pièces. Les accidents et les illuminations de ses parcours pianistiques font de lui, actuellement, le premier compositeur de jazz dans le monde."
 
 

 

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  • Mercredi 23 janvier
    20H30

TARIFS POUR LE

    Un tarif jeune est disponible au prix de 15 euros par place. Pour en bénéficier, il suffit d'appeler la billetterie de la Salle Gaveau au 01 49 53 05 07.